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- Vincent Peillon
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- Éric Andrieu
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- Sylvie Andrieux
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- David Assouline
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- Jacques Bascou
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- Delphine Batho
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- Dominique Bertinotti
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- Jean-Louis Bianco
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- Malek Boutih
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- Béatrice Marre
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- Patrick Mennucci
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- Jean-Pierre Mignard
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- Robert Navarro
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- Jean-Jack Queyranne
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- François Rebsamen
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- Gilles Savary
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- Pascal Terrasse
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- Jean-Marc Todeschini
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- Najat Vallaud-Belkacem
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- Manuel Valls
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- Catherine Veyssy
PARIS (AFP) — Il y a 1 jour
La grande famille royaliste, qui semblait traversée de tensions, s'est retrouvée samedi pour la première fois autour de Vincent Peillon pour poser les bases de la "rénovation" et assurer, en l'absence de sa championne, avoir "besoin d'elle comme elle a besoin de nous".
Du maire de Lyon Gérard Collomb à la députée Aurélie Filippetti, en présence de l'homme d'affaires et mécène Pierre Bergé, tous les partisans de l'ex-candidate à la présidentielle, absente pour cause de Forum social mondial au Brésil, se sont retrouvés, alors que certains avaient semblé prendre des distances.
"L'Espoir à gauche", lancé par M. Peillon, tenait ainsi "la première réunion du premier grand courant du parti socialiste", selon le sénateur-maire de Dijon François Rebsamen, en allusion aux 29% obtenus par la motion de Ségolène Royal, arrivée en tête au congrès de Reims.
Devant une salle pleine (350 places) de l'Assemblée nationale, le député Manuel Valls a martelé: "Nous avons toujours besoin de Ségolène Royal comme elle a besoin de nous".
"Nous devons bâtir une force, un courant, un collectif", a assuré M. Valls. Nous devons nous affirmer comme la colonne vertébrale de la reconstruction de la gauche, d'une gauche crédible, d'une gauche de gouvernement".
Pour M. Valls, il n'est pas question "d'une guérilla vis-à-vis de la direction du Parti socialiste", mais d'"assumer nos responsabilités" et "l'espoir" au delà des "frontières du PS".
De fait, si chacun affichait sa fidélité à Mme Royal, les participants ont aussi pris soin de se démarquer de son ouvrage à paraître, "Femme debout", très critique sur le PS. Un livre "extrêmement personnel", selon le député Jean-Louis Bianco, un proche, reprenant les termes de M. Peillon.
Vincent Peillon a lu un message de la présidente de Poitou-Charentes, exhortant ses camarades à garder "l'esprit collectif et d'équipe".
"Nous sommes aujourd'hui plus que jamais les garants de l'unité et de la rénovation du Parti Socialiste", y assurait l'ex-candidate à la présidentielle.
Et d'estimer que la "seule manière de faire avancer le PS serait que nous puissions participer à la hauteur de ce que nous représentons (..) aux travaux du PS", revendication récurrente de ses partisans, qui se jugent marginalisés par la nouvelle direction de Martine Aubry.
"Sortons de nos bisbilles insupportables entre socialistes, portons le fer sur nos idées, soyons totalement solidaires entre nous," a lancé en écho Vincent Peillon.
Et pour porter ce fer, l'eurodéputé a lancé une violente charge contre l'"abaissement national" et Nicolas Sarkozy, selon lui "le produit, l'incarnation et le symptôme de ce moment".
Mais aussitôt, dans une nouvelle pique à la direction du parti, il a ironisé sur ce PS "qui a réuni autour de Martine Aubry, Jean-Paul Huchon, Michel Rocard, dans un cafouillage intellectuel que même Guy Mollet ne savait pas incarner".
Et de déplorer une sorte de "malédiction de la gauche", qui se traduirait par un "grand écart entre les discours et les actes", dénonçant à nouveau l'actuelle direction en faisant référence aux alliances municipales de Mme Aubry à Lille: "Je fais l'accord avec le MoDem, mais je fais tout un Congrès pour dire qu'on ne veut pas d'accord avec le Modem".
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