Comité Local Pierre Mendès - France " Désirs d'Avenir " Paris 8ème et 9ème


L'objet d'un Comité Local " Désirs d'Avenir " a pour but de rassembler toutes les personnes de bonnes volontés afin de réfléchir sur la situation sociale, politique et économique en France, en Europe et dans le Monde, pour pouvoir contribuer notamment par des propositions, à son amélioration, dans un esprit de justice sociale.

La politique autrement, la politique par la preuve !!!

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dimanche 1 novembre 2009

Ségolène Royal : « Il faut reconquérir les symboles de la nation »


Propos recueillis par Rosalie Lucas et Henri Vernet | 01.11.2009, 07h00



Source: http://www.leparisien.fr/politique/royal-il-faut-reconquerir-les-symboles-de-la-nation-01-11-2009-695125.php

Candidate à la présidentielle de 2007, battue par Martine Aubry pour diriger le Parti socialiste, Ségolène Royal continue de faire entendre, au sein de la gauche, une musique particulière.

Vous ne vous êtes pas réjouie du renvoi de Jacques Chirac devant le tribunal correctionnel…
Ségolène Royal. Il est dommage que la justice n’ait pas eu les moyens d’être rendue plus tôt.

sas_pageid='2358/16832'; // Page : manchettepub/leparisien.com/articles_politique sas_formatid=1278; // Format : rectangle 2 300x250 sas_target=''; // Targeting SmartAdServer(sas_pageid,sas_formatid,sas_target); L’exemplarité doit être la première valeur d’un dirigeant politique. Mais le temps a passé et, pour ne pas altérer l’image de la France ni celle de la fonction présidentielle, je pense que la tranquillité doit être accordée à Jacques Chirac. Cette affaire vient de démontrer l’utilité du juge d’instruction pour que la justice soit la même pour tous.

Vous avez dit être favorable au débat sur l’identité nationale lancé par Eric Besson. Etes-vous prête à y participer ?
C’est un débat dont j’ai repris l’initiative en 2006, comme le prouvent les textes de mes discours qu’on peut lire sur le site Désirs d’avenir. Je n’ai donc pas attendu aujourd’hui pour donner ma vision de cette question centrale.

Pendant la présidentielle de 2007, vous aviez parlé du drapeau tricolore, chanté « la Marseillaise » dans les meetings. Pour vous, l’identité nationale passe par ces symboles forts ?
Il y a beaucoup de choses dans la nation : l’histoire, les valeurs, les symboles, mais aussi l’avenir. L’identité nationale ne se forge pas uniquement dans la fascination du passé. Je n’ai pas cette approche très conservatrice. Mais je crois que l’identité nationale française se réfère essentiellement à la Révolution française, c’est-à-dire la lutte contre les privilèges, la question des libertés, des solidarités, de la fraternité. Ce débat, je ne le crains pas. Car il peut mettre en valeur les clivages entre l’instrumentalisation d’une identité nationale définie de manière restrictive, qui se confondrait avec une forme de nationalisme, et une identité nationale qui, elle, est bien ancrée sur les valeurs républicaines : liberté, égalité, fraternité.

Est-ce une mise en cause de la politique de Sarkozy ?
Bien sûr. Quand une politique creuse les inégalités, cela porte atteinte au ciment de la nation. Ce qui met en cause l’identité nationale, c’est cette politique et sa succession de scandales qui dégradent l’image de la France à l’étranger. Ce sont les conséquences d’une politique au service des privilèges, du népotisme, de politiques fiscales injustes… Garantir l’égalité réelle, voilà le premier fondement de l’identité nationale.

Etes-vous d’accord pour sanctionner les atteintes au drapeau tricolore et à « la Marseillaise » ?
Il faut reconquérir les symboles de la nation. C’est pourquoi j’ai souhaité faire chanter « la Marseillaise » dans mes meetings, revendiquer le drapeau tricolore qui appartient à tous, pas seulement à la droite. Les socialistes étaient gênés, c’est un comble ! La nation est à l’origine un concept de gauche. Mais je le répète, il est aussi grave et même plus grave de porter atteinte à l’égalité entre les Français que de porter atteinte au drapeau ou à l’hymne national, parfois d’ailleurs parce qu’on est déçu que la nation ne tienne pas sa promesse républicaine. Si M. Sarkozy veut encore faire une loi, je lui propose un vrai sujet : l’égalité entre tous les Français.

La gauche devrait-elle s’emparer de ce débat ?
Le moment choisi par la droite pour lancer ce débat montre que c’est une opération de diversion pour sortir d’une mauvaise passe, alors que les élections régionales se profilent. C’est aussi une tentative de récupérer un certain électorat. Ce qui est condamnable, c’est le moment et la façon dont le débat est lancé. En revanche, la gauche ne doit pas rejeter ce débat, et encore moins le craindre.

La burqa menace-t-elle l’identité nationale ?
La burqa ne doit pas être acceptée sur le territoire français. Faut-il pour autant faire une loi ? Je ne le pense pas. Cela risquerait de susciter un effet provocateur et de multiplier le port de la burqa. Il faut faire attention à ne pas instrumentaliser cela.

Le gouvernement gère-t-il bien le dossier de la souffrance au travail ?
A-t-on déjà vu dans le passé des suicides dus au travail d’une telle ampleur ? Où est la valeur travail prônée par Nicolas Sarkozy ? Il y a une montée dramatique de la précarité dans le monde du travail, une intensification des dégâts du libéralisme et de formes brutales de management, des mutations forcées parce que le dialogue social n’a pas été facilité. On pourrait imaginer un système de bonus-malus pour encourager à investir dans la qualité du travail et du dialogue social. Les entreprises qui investissent dans l’amélioration des conditions de travail pourraient bénéficier de bonus. En fonction du nombre d’accidents du travail ou de maladies professionnelles, d’autres au contraire pourraient avoir un malus. Le système actuel n’est pas assez efficace et incitatif. On pourrait aussi rendre facilement accessibles à tous les rapports des inspecteurs du travail. Et, surtout, faire un plan d’urgence pour la médecine du travail.

Des familles de soldats français tués en Afghanistan en août 2008 portent plainte. Qu’en pensez-vous ?
Il faut avoir le courage de dire qu’il n’y a, hélas ! pas de guerre sans victime. Ce risque est la grandeur et la servitude du métier militaire. Ceux qui s’engagent dans l’armée savent qu’ils risquent leur vie. Mais je comprends le désarroi des familles qui ont perdu un proche.

Comment expliquer que le PS ne soit pas plus haut dans l’opinion, avec le contexte que vous décrivez ?
Il faut le demander aux actuels dirigeants du PS. Ils ont voulu la direction, ils l’ont. C’est donc à eux de faire en sorte que le PS soit beaucoup plus présent dans le débat public, plus à l’offensive sur la défense des valeurs et des propositions.

François Bayrou a révélé cette semaine que vous vous étiez rencontrés pour discuter. Etes-vous prêts à travailler ensemble ?
Je trouve normal que les dirigeants politiques puissent se parler. On a échangé, il m’a fait part de son projet de parlement de l’alternance et je suis bien sûr tout à fait disponible pour travailler avec lui comme avec d’autres.

Vous seriez prête aussi à rencontrer Dominique de Villepin qui appelle à une « alternative républicaine » ?
Je ne veux pas réduire ma démarche politique à des rencontres individuelles même si je suis attentive à tous ceux qui se dressent contre les dérives d’une droite dure.

On a parlé de votre solitude, des rangs qui s’éclaircissent autour de vous…
Il ne faut pas confondre solitude et liberté. Ceux qui disent cela n’ont pas compris que la politique évoluait. Je suis une femme bien ancrée dans sa famille politique mais en même temps une femme libre qui a la capacité de fédérer autour d’elle des hommes et des femmes qui viennent débattre sur des sujets de fond et travailler sur des propositions pour la France. Quel autre leader politique a une équipe capable d’animer toutes les trois semaines des universités populaires qui rassemblent plusieurs centaines de personnes, comme nous le faisons avec Désirs d’avenir ? C’est ma façon de faire de la politique, en plus de mes responsabilités d’élue à la tête de la région Poitou-Charentes pour en faire une région exemplaire dans le domaine de l’excellence environnementale et de la création d’entreprises, sans augmenter les impôts.

jeudi 29 octobre 2009

Ségolène Royal : L'Université populaire et participative sur le Travail de "Désirs d'avenir"




Bonjour à tous,


le post du jour :

"Ségolène Royal : L'Université populaire et participative sur le Travail de "Désirs d'avenir"

http://www.lepost.fr/article/2009/10/29/1765750_segolene-royal-l-universite-populaire-et-participative-sur-le-travail-de-desirs-d-avenir.html

Amitiés Fraternelles



En prime, voici le lien du "Compte rendu des Universités Populaires Participatives"

http://desirsdavenirparis.over-blog.com/pages/Compte_rendu_des_Universites_Populaires_Participatives-1342524.html




Désirs d'Avenir Paris

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jeudi 22 octobre 2009

Contre l'ordre moral : l'ordre juste !

Réponse aux amalgames de Chantal de Gournay dans Libération du 19 octobre 2009

Par Sophie Bouchet-Petersen



Dans une tribune publiée ce lundi 19 octobre par Libération sous le titre « Majorité morale et déni des corps », Chantal de Gournay, sociologue de son état, affirme que Ségolène Royal aurait ouvert la porte à un ordre moral nauséabond par « son amalgame entre pédophiles et pédérastes ».

Il faut, si j'en crois la suite de ce texte d'allure faussement radicale mais, à y regarder de près, vraiment réactionnaire, entendre ici « pédéraste » comme se rapportant aux relations sexuelles concernant un(e) mineur(e) qui n'est plus dans l'enfance, par exemple « une adolescente pubère et une adolescente apte à la nuptialité ». Y range-t-elle l'adolescente de 13 ans que Polanski est accusé d'avoir violentée ? Il semble.

Madame de Gournay considère la sodomie imposée comme une circonstance atténuante pour celui qui l'a commise car il y a, estime-t-elle, pire que le viol : tomber enceinte à une époque où l'avortement était encore illégal ou contracter aujourd'hui le sida et l'hépatite. Pour avoir moi-même avorté à 16 ans bien longtemps avant que l'IVG ne soit légalisée, je sais combien la chose était alors difficile. Mais je ne confonds pas l'accident résultant d'un rapport consenti entre pairs, fussent-ils mineurs, avec l'abus de pouvoir d'un adulte forçant une très jeune fille à se plier à son désir et transgressant, ce faisant, le devoir de protection dû par ceux d'avant à ceux d'après. On ne peut confondre la symétrie des amours juvéniles, fussent-elles accompagnées d'un précoce passage à l'acte sexuel, avec la violence d'une confusion des places et d'un rapport forcément asymétrique quand un adulte dicte sa loi sexuelle à celui ou celle qu'il a les moyens de dominer physiquement ou psychologiquement. Je ne me suis, pour ma part, jamais pâmée devant les récits faisant l'éloge de la consommation adulte des « moins de 16 ans », titre d'un livre qui eut son quart d'heure de célébrité et moquait les cerbères maternels faisant rempart contre les prédateurs.

Ségolène Royal a eu raison de combattre énergiquement le crime pédophilique et, dans le même temps, de rendre accessible la pilule du lendemain, y compris sans autorisation parentale, aux jeunes filles mineures courant le risque d'une grossesse précoce. On s'en émut à l'époque. Elle tint bon.

Madame de Gournay n'aime pas « la chasse à l'homme » dont elle estime que Frédéric Mitterrand a été l'innocente victime. Sans doute n'a-t-elle pas entendu Ségolène Royal déclarer le 11 octobre, au Grand Jury RTL-LCI, qu'elle n'y joindrait pas sa voix, tout en rappelant sa totale condamnation du tourisme sexuel, ce privilège sordide du Nord sur le Sud, contre lequel elle renforça, lorsqu'elle était Ministre de la Famille, les sanctions pénales. Elle a eu également raison de refuser qu'il y ait deux justices, l'une pour les pauvres et les anonymes, l'autre pour les riches et les notoires.

Ségolène Royal n'a jamais prôné un ordre moral d'un autre âge mais un ordre juste où la libéralisation des moeurs et l'heureux affranchissement des carcans d'antan, hâté par les combats des féministes de ma génération, ne saurait être l'alibi des chasseurs de proie s'abandonnant à leurs pulsions en appelant libération la pure et simple soumission à un rapport de forces structurellement déséquilibré.

En ce sens, Michel Onfray, qui raconte avoir vécu quatre ans durant sous cette menace, a bien raison de dire, dans la même page de Libération, que « la morale n'est pas une affaire de moralisme benêt mais de justice sociale ».

Que d'amalgames, en vérité, dans le texte de Madame de Gournay qui mélange le respect du corps avec son déni et assimile toute la génération soixante-huitarde (dont je suis et sans remord mais pas Ségolène Royal, qui n'en avait pas l'âge) au crétinisme du « il est interdit d'interdire ».

Etrange, pour finir, cette prose qui prend la pose libertaire et s'accommode d'une petite fixette islamophobe qui, je l'avoue, m'irrite quelque peu les narines. Je préfère, pour ma part, la République métissée de Ségolène Royal et sa conviction maintes fois dite : ce qu'une génération doit à l'autre, c'est la limite.

Sophie Bouchet-Petersen

dimanche 18 octobre 2009

La France Nouvelle : Brahim Abbou et Kamel Chibli


Brahim Abbou, conseiller municipal de Montpellier et Kamel Chibli, maire-adjoint de Lavelanet, co-fondateurs de Cité d'Avenir ont publié cette très juste tribune que nous souhaitons partager avec vous.



“La France nouvelle”

"Il existe une France qui n’hérite aucun poste de ses parents et aucun privilège de sa naissance, une France qui se lève tôt sans gagner plus, travaille beaucoup et dépense moins. Il existe une France qui croit au partage, à l’école républicaine et au respect dû à chacun, une France qui ne se reconnaît pas dans le mépris des salariés et la traque des immigrés, une France qui n’oppose pas la liberté et l’égalité, une France qui se bat pour le maintien et la qualité des services publics en milieu rural et dans les quartiers populaires. Il existe une France qui croit que chacun doit avoir les mêmes droits et les mêmes devoirs.

Oui, il existe une France qui ne fait pas de la couleur de peau une injure ou de l’adresse une marque d’infamie. Une France qui n’accepte plus le regard que les médias portent sur elle, ce ton tantôt brutal tantôt paternaliste qu’on emploie pour lui parler, le silence qui entoure ses efforts au quotidien alors que le vacarme répercute à l’infini le superflu et l’accessoire pour faire diversion. Il existe une France qui se parle et s’entraide, s’écoute et dialogue dans les quartiers et les campagnes, cherche ensemble des solutions. Une France qui réfléchit, innove, rêve à demain en retroussant ses manches.

Oui, elle existe, cette France de la fraternité. Nous la vivons, nous, au quotidien, à la base, dans ce pays qui portait les espoirs de nos parents venus du Maroc et qu’ils nous ont appris à respecter, avec ces valeurs qu’ils nous ont transmises et qui nous ont permis de passer entre les gouttes acides de la violence et du désespoir.

Ces valeurs largement partagées et notre foi exigeante en la République, nous les transmettons depuis bien des années, d’abord à travers notre engagement associatif dans le quartier de La Paillade à Montpellier et le pays ariégeois, puis dans le monde politique. Nous avons rejoint la campagne de Ségolène Royal en 2007 parce qu’elle portait haut et fort les valeurs de cette France métissée dont nous sommes fiers. Nous avions alors lancé l’Appel des Quartiers dont Cités d’Avenir est aujourd’hui le prolongement.

Oui, nous sommes fiers d’être à ses côtés de jeunes élus fils d’ouvriers, Français à part entière et non sempiternellement « issus de l’immigration » (1ére, 2ème, 3ème génération… jusqu’à quand ce renvoi à la seule origine ?), des élus engagés, volontaires, sincères dont le jugement compte autant que celui de responsables plus capés.

Ségolène Royal a proposé que l’un d’entre nous, Kamel Chibli, entre au Bureau national du Parti Socialiste mais il semble que la porte de Solférino reste obstinément close et le « renouvellement par la preuve » pas de saison. Nous croyons, nous, à la parole politique, à la force des mots simples et justes qui touchent les coeurs, redonnent l’espoir et l’envie d’avancer, à la conformité nécessaire des actes et des promesses, loin des petits arrangements d’arrière-salle et des calculs d’appareil. Il n’y avait, dans cette proposition, aucun machiavélisme mais une grande cohérence.

Cela a, semble-t-il, échappé au petit cercle des commentateurs et des acteurs de la vie politique qui, se croyant perspicaces, prennent tout par le petit bout de la lorgnette, s’intoxiquant mutuellement sous le sceau des fausses confidences et des dîners en ville. Voilà comment la défection d’untel ou la mise à l’écart d’un autre deviennent une soit-disant traversée du désert voire une descente aux enfers ! Voilà comment le commentaire des petites phrases tient lieu d’analyse politique et comment 3.500 personnes mobilisées à Montpellier sont ignorées car cela contredit le récit d’un petit monde très parisien.

Oui, nous avons été blessés par le traitement médiatique et politique de la Fête de la Fraternité que nous avons organisée à Montpellier, le 19 septembre dernier. Blessés de voir le fossé entre ce que nous avons vécu et les commentaires qui ont suivi, sous la plume notamment de ceux qui n’y étaient pas. Blessés qu’on préfère s’intéresser à quelques absents plutôt qu’à tous ceux que rassemblait ce jour-là la conviction qu’une France nouvelle est possible et que Ségolène Royal en porte les valeurs. Oui, nous avons été choqués que pas un mot ne soit dit de nos débats sur l’éducation, sur la fraternité, et guère plus du solide discours politique de Ségolène Royal, de ses propositions pour sortir de la crise et redresser le pays. Blessés de cette morgue narcissique mais renforcés par cette journée formidable que nous sommes fiers d’avoir réussie. Elle a décuplé notre envie de persévérer, de persister et de signer, tête haute et plus que jamais aux côtés de celle qui a su regagner la confiance du peuple. Car le peuple, n’en déplaise à ceux qui le voient de très loin, ce n’est pas un gros mot. Et parler au peuple, ce n’est pas être populiste, c’est redonner à la République son centre de gravité.

Alors oui, nous le signons à nouveau ce pacte de fraternité autour de Ségolène Royal et de Désirs d’Avenir. Nous y mettons tout ce que nous sommes : notre histoire, le trajet de nos parents, notre volonté d’associer les habitants des quartiers à cette « révolution douce » qui ne se fera pas sans eux, notre espoir et notre détermination.

Et nous appelons à nous rejoindre dans ce fraternel combat toutes celles et tous ceux qui n’en peuvent plus et n’en veulent plus des dégâts de la droite sarkozyste, de l’impasse et des divisions où elle entraîne le pays, de ses mensonges et de ses passe-droits quotidiens, de son incompétence au bout du compte.

Beaucoup, aujourd’hui, ne croient plus un mot de ce que disent les politiques, de quelque bord qu’ils soient, et éprouvent un terrible sentiment de fatalité parce que la vie est de plus en plus difficile et parce que l’avenir semble désespérément bouché. Beaucoup, aussi, se détournent de notre parti parce qu’ils sont lassés de le voir prisonnier de ses querelles internes, obsédé de son pouvoir d’empêchement et oublieux de son devoir d’impulsion.

Au poison du seul contre tous et du repli sur soi nous voulons opposer le contre-poison d’une fraternité en actes. Au sarkozysme destructeur des services publics et protecteur des privilèges, incapable d’anticiper, d’accompagner, de protéger efficacement, nous voulons opposer un large mouvement populaire, citoyen, imaginatif et chaleureux, capable non seulement de s’opposer mais de proposer et d’ouvrir à la France un avenir partagé.

La droite sarkozyste est minoritaire dans le pays et, dans nos quartiers, le rejet est encore plus massif. Alors n’hésitons pas : mettons nos intelligences et nos espérances en commun. Joignons sans exclusive les forces de toutes celles et tous ceux qui ont en commun ces valeurs de respect, de démocratie et de justice sociale auxquelles nous sommes nombreux à croire. Et commençons par les mettre en pratique ici et maintenant dans un mouvement fraternel qui libère les énergies du pays et apporte des réponses concrètes, collectivement réfléchies, aux attentes populaires et aux difficultés vécues par les Français.

2012, c’est demain. Et ça commence aujourd’hui. Cette France réconciliée avec elle-même et avec l’action politique, forte des apports de chacun, nous la savons possible. Cette France nouvelle, bâtissons-la avec passion, sans nous préoccuper d’autre chose que d’aller de l’avant et de tenir parole."

Brahim Abbou, conseiller municipal de Montpellier et Kamel Chibli, maire-adjoint de Lavelanet.

vendredi 16 octobre 2009

Ségolène Royal et Jean-Pierre Mignard : Les petites vilenies de l’information !



Par Jean-Pierre Mignard

La presse se fait l’écho, depuis plusieurs semaines, de rumeurs concernant mes relations avec Ségolène Royal. Pire, ces informations, mais le mot est bien noble, sont reprises en boucle d’organe de presse en organe de presse, de Libération au Point, de l’Express au Canard Enchaîné, sans parler du « buzz » ainsi créé volontairement sur internet : c’est insupportable, sans compter que c’est le cas pour l’article de M. Revault d’Allonnes dans Libération, ou le Canard Enchaine, ou l’Express, on ne prend même pas contact avec moi. Un tel a dit que, qui a dit que et qui a vu que….

Oui, il était prévu que je me rende en Afrique les 18 et 19 septembre derniers, et l’avais fait savoir à Ségolène Royal, puisque cela coïncidait avec la fête de la fraternité de Montpellier. Ce déplacement a été repoussé au dernier moment, et Ségolène Royal ne pouvait le savoir lorsqu’elle a prononcé, à Montpellier, des mots amicaux à mon endroit : elle n’a donc pas menti.

Non, je n’ai pas reçu de texto de la part de Ségolène Royal me demandant de ne pas venir à la fête de la fraternité, et je demande au Canard enchaîné un droit de réponse sur ce point, qui figure dans les "minimares" de son dernier numéro, daté du 14 octobre 2009, faute de quoi je saisirai le juge. Ségolène Royal n’a donc pas menti.

Non je n’ai pas cherché à dissuader Ségolène Royal de venir à la réunion de militants socialistes parisiens du 28 septembre, mais je lui ai au contraire dit qu’elle serait la bienvenue dans une réunion d’Espoir à Gauche, qu’elle était chez elle parmi ces militants auxquels j’allais expliquer que les propositions de réforme du Parti Socialiste soumis au vote des militants le 1er octobre dernier étaient pour la plus part issues des propositions portées par… Ségolène Royal, et nous tous, dans la motion que nous avions présentée au congrès de Reims.

Donc assez de ces petites purulences dans le traitement de l’information. Mes positions politiques sont connues et lorsqu’elles peuvent diverger sur tel aspect avec Ségolène Royal je ne charge pas tel journaliste d’être mon porte parole ou un voisin de table d’arbitrer sur une amitié qui ne fait pas défaut sur l’essentiel. Ou alors j’écris ce que j’ai à dire. Ou je vérifie les propos prêtés.

Pour le reste je m’efforce d’être et de rester un homme libre.

Jean-Pierre Mignard

dimanche 11 octobre 2009

"Bilan de mandat de Ségolène Royal en Poitou-Charentes (partie 4)"


Bonjour à tous,


le post du jour :



"Bilan de mandat de Ségolène Royal en Poitou-Charentes (partie 4)"

http://www.lepost.fr/article/2009/10/10/1735706_bilan-de-mandat-de-segolene-royal-en-poitou-charentes-partie-4.html


Amitiés Fraternelles

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vendredi 9 octobre 2009

La mise au point par Cyril Piquemal, Directeur de cabinet de Ségolène Royal




Par Cyril Piquemal
Directeur de cabinet de Ségolène Royal

"En réponse aux articles parus dans Libération (Le soir où d'ex-royalistes ont soupé) et Le Point (La grande solitude de Ségolène Royal), je tiens à apporter la mise au point suivante :

* De retour de la Fête de la fraternité, j'ai rejoint la fin d'un dîner - privé, faut-il encore le préciser ? - qui réunissait dans un restaurant connu de Dominique Besnehard neuf personnes, auxquelles Ségolène Royal avait confié des responsabilités. Ce dîner n'était pas l'acte fondateur d'une obscure conjuration ; il n'était pas destiné à fomenter un je-ne-sais-quel complot de brasserie. A la lecture des comptes-rendus qui en sont faits dans la presse, je ressens pourtant une intolérable sensation de manipulation. Comme si ce non-évènement avait été détourné de son but initial. Comme si la presse, avec l'aide de quelques souffleurs complices, lui avait donné une signification qu'il n'avait pas et qu'il n'aurait jamais dû avoir.

* Ce soir là, après cette belle journée de Montpellier, j'allais retrouver des amis, qui dans l'épreuve des combats politiques menés avec Ségolène Royal ont noué des liens de fraternité très forts. La vie nous a fait prendre des chemins différents. Ainsi va-t-elle. Nous avons tous nos joies et nos peines, nos espoirs et nos déceptions. La politique a sa noblesse. Elle a aussi cette rudesse qui en fait un "sport de combat". Bien sûr que certains confièrent lors de ce dîner les bleus qu'ils avaient à l'âme. Comme souvent quand vient le soir. Comme souvent en politique. Mais demeurait au fond de tous la fierté de la lutte menée, sans regrets ni remords. Je ne me reconnais donc pas dans les articles parus hier. Et je me reconnais encore moins en ceux qui ont voulu salir Ségolène Royal.

* Pour ma part je continue auprès d'elle. Nous avons à accomplir la promesse historique de la gauche : agir pour que chacun puisse regarder sa vie en éprouvant un légitime sentiment de satisfaction et de fierté. Fierté des perspectives d'ascension forgées par le travail et le mérite, avec l'appui de solidarités collectives puissantes. Fierté de transmettre à nos enfants une éducation, des valeurs et un monde à visage humain. Fierté d'avancer et non de reculer, tout simplement. Ségolène Royal porte haut ces combats. Et à rebours des conceptions conservatrices de la politique, elle a la lucidité et le courage de proposer sans relâche les innovations qui seules permettront à la gauche d'être fidèle à sa promesse.

* A ceux qui, par tous les moyens, tentent de trainer dans la boue un combat légitime, je dis que l'on ne s'honore qu'en attaquant l'adversaire dans sa force. Qui ne respecte pas cette règle morale tacite apporte la preuve de sa petitesse et pour tout dire de son impuissance. A ceux que les multiples tentatives de déstabilisation récentes affectent, je conseille de lire ou relire ces quelques paroles de Grand Corps malade. Elles sont à l'image de Ségolène Royal et de tous ceux qui l'entourent" .

S'il y'a bien une idée qui rassemble, une pensée qu'est pas toute neuve.
C'est que quel que soit ton parcours, tu rencontres de belles épreuves
La vie c'est Mister Hyde, pas seulement Docteur Jekyll.
J'ai vu le film depuis longtemps, la vie n'est pas un long fleuve tranquille
T'as qu'à voir les réactions d'un nouveau né à l'hopital.
S'il chiale si fort c'est qu'il comprend que souvent la vie va lui faire mal
Y'a des rires, y'a des pleurs, y'a des bas, y'a des hauts.
Y'a des soleils et des orages et je te parle pas que de météo
On vit dans un labyrinte et y'a des pièges à chaque virage.
A nous de les esquiver et de pas calculer les mirages
Mais le destin est un farceur, on peut tomber à chaque instant.
Pour l'affronter, faut du coeur et un mental de résistant
J'ai des cicatrices plein la peau et quelques unes dans mes souvenirs.
Y'a des rescapés partout, j'suis qu'un exemple, ça va sans dire
Ca doit se sentir, faut pas se mentir, la vie c'est aussi la guérison.
Après la foudre, prends toi en main et redessine ton horizon
Y'a des tempètes sans visage où on doit se battre contre le pire.
Personne n'y échappe, Rouda c'est pas toi qui vas me contredire
C'est l'ultime épreuve où tu affrontes la pire souffrance morale.
Quand la peine rejoint l'impuissance pour la plus triste des chorales
J'ai vu des drames à coeur ouvert, j'ai vu des gens qui s'accrochent.

(Mental, in Enfant de la ville)

jeudi 8 octobre 2009

Ségolène Royal décline l'offre de Martine Aubry de rejoindre la direction du PS‏

NOUVELOBS.COM | 08.10.2009 | 12:24

La présidente de la région Poitou-Charentes rejette la proposition de Martine Aubry, considérant qu'une nouvelle génération doit accéder aux responsabilités et propose Kamel Chibli à sa place.



Ségolène Royal décline la proposition de Martine Aubry et transforme son offre d'entrer dans les instances dirigeantes du PS. La présidente de la région Poitou-Charentes présente à sa place Kamel Chibli, adjoint au maire de Lavelanet dans l'Ariège, a indiqué jeudi 8 octobre son porte-parole Guillaume Garot.
"Ségolène Royal demande que Kamel Chibli rejoigne le Bureau national", a déclaré Guillaume Garot, député-maire de Laval (Mayenne) faisant valoir que, pour sa part, l'ex-candidate à la présidentielle assume déjà "avec beaucoup d'énergie la vice-présidence de l'Internationale socialiste".

La France métissée
"Ségolène Royal considère qu'une nouvelle génération doit pouvoir accéder aux responsabilités. Fidèle à l'idée de la France métissée, elle veut confier des responsabilités à des citoyens de toutes origines", a-t-il par ailleurs expliqué.
Pour la présidente de la région Poitou-Charentes, "il faut faire avancer la rénovation des idées et des pratiques du PS par des choix très concrets, c'est la rénovation par la preuve", a-t-il dit.

Issu de la vie associative
Kamel Chibli, jeune élu de 32 ans d'origine marocaine issu de la vie associative, est membre du Conseil national du Parti socialiste. Il est maire-adjoint chargé des écoles, des transports, et de l'enfance de Lavelanet, petite commune ariégeoise de 6.700 habitants dirigée par le socialiste Marc Sanchez.
La première secrétaire du PS avait annoncé mercredi le retour de Bertrand Delanoë et Laurent Fabius dans les instances dirigeantes du PS, comme membres du Bureau national, indiquant qu'elle ferait "la même proposition" à Ségolène Royal.
(Nouvelobs.com avec AFP)

mercredi 7 octobre 2009

« Bilan et perspectives de l’action de Barack Obama »


Université Populaire et Participative


« Bilan et perspectives de l’action de Barack Obama »
Avec Bernard-Henry Lévy
Invité de Ségolène Royal

PARIS - Hier soir, l’Université Populaire et Participative organisée par Désirs d’avenir a réuni près de 600 personnes au Théâtre Dejazet. Bernard-Henry Lévy, est venu, à l’invitation de Ségolène Royal, apporter son éclairage sur le thème « Bilan et perspectives de la politique de Barack Obama ». Il a dressé un tableau complet de l’action du président américain un an après son accession à la Maison-Blanche. L’élection d’un Afro-Américain à la tête de la première puissance mondiale avait suscité un immense espoir. Mais depuis quelques temps, les difficultés s’étaient amoncelées : provocations permanentes du pouvoir iranien malgré la main tendue américaine, émancipation de l'allié de toujours, Israël qui freine des quatre fers dans la mise en place du processus de paix au Proche-Orient, enlisement de la grande réforme du système de santé lancée sur le plan intérieur… Bernard-Henry Lévy a martelé sa conviction à propos de la méthode Obama, mélange de dialogue, de tactique et de détermination sans faille, affirmant que celle-ci porterait sans doute ses fruits plus vite que prévu, en dépit des analyses peu optimistes de la presse française et internationale.

lundi 5 octobre 2009

"Bilan de mandat de Ségolène Royal en Poitou-Charentes" (partie 3)



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"Bilan de mandat de Ségolène Royal en Poitou-Charentes" (partie 3)

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dimanche 4 octobre 2009

"Bilan de mandat de Ségolène Royal en Poitou-Charentes" (partie 2)



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"Bilan de mandat de Ségolène Royal en Poitou-Charentes" (partie 2)

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samedi 3 octobre 2009

Ségolène Royal sur la castration chimique


Ségolène Royal demande la mise en place d'un plan d'application de soins pour éviter la récidive, sans écarter la possibilité de la castration chimique, après l'arrestation du meurtrier présumé de Marie-Christine Hodeau.


La présidente de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal. (Sipa)

La présidente de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal. (Sipa)
Ségolène Royal a demandé jeudi 1er octobre au soir à Saint-Martin-Lès-Melle (Deux-Sèvres), la mise en place d'un plan d'application de soins pour éviter la récidive, sans écarter la possibilité de la castration chimique, après l'arrestation du meurtrier présumé de Marie-Christine Hodeau, déjà condamné pour agression sexuelle.
En marge du vote des militants socialistes pour l'investiture des chefs de listes aux élections régionales, elle a déclaré : "C'est effroyable ce qui se passe. Il faut un plan d'application de soins pendant et après la prison afin qu'un prédateur sexuel ne puisse jamais recommencer".

Pénurie de psychiatres

"Cela existe dans d'autres pays et donne des résultats. Au Québec, il n'y a pratiquement plus de récidive parce que les délinquants sexuels ont l'obligation de soins pendant la prison et ne sont relâchés qui si les soins ont fait leurs preuves. Et ils continuent d'être soignés après leur sortie", a expliqué la présidente de la région Poitou-Charentes.
Pour cette dernière: "des solutions existent" mais "il y pénurie de psychiatres en France", a-t-elle regretté.
A une question sur la castration chimique : "Cela existe dans certains pays. Tout ce qui va dans le sens d'empêcher les prédateurs sexuels de récidiver doit être proposé", a conclu Ségolène Royal qui a voté dans la salle des fêtes de Saint-Martin-Lès-Melle, à côté de Melle, devant une trentaine de militants.

(Nouvelobs.com)

"Bilan de mandat de Ségolène Royal en Poitou-Charentes"




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"Bilan de mandat de Ségolène Royal en Poitou-Charentes" (partie 1)

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dimanche 20 septembre 2009

MONTPELLIER - A l'issue d'une semaine agitée au PS avec la publication du livre-brûlot sur les fraudes présumées lors de l'élection de Martine Aubry




MONTPELLIER - A l'issue d'une semaine agitée au PS avec la publication du livre-brûlot sur les fraudes présumées lors de l'élection de Martine Aubry, Ségolène Royal a appelé samedi à Montpellier au "dépassement" du Parti socialiste, et dressé une "feuille de route" à ses militants.
L'ex-candidate PS à la présidentielle, Ségolène Royal, le 19 septembre 2009 à Montpellier

AFP/Pascal Guyot

L'ex-candidate PS à la présidentielle, Ségolène Royal, le 19 septembre 2009 à Montpellier

"La gauche compte sur vous et la France compte sur vous", a lancé l'ex-candidate PS à la présidentielle, boléro fuchsia sur robe blanche, lors de cette Fête organisée par son association Désirs d'avenir.

"Oui, tous ensemble, nous accompagnerons le dépassement du Parti socialiste. Nous créerons ce mouvement puissant et accueillant que le pays attend", a-t-elle poursuivi, s'adressant aux "salariés, jeunes de toutes origines et de tous horizons, syndicalistes, habitants des campagnes et des villes, intellectuels, associatifs".
Un militant pendant le discours de Ségolène Royal à la Fête de la Fraternité, le 19 septembre 2009 à Montpellier

AFP/Pascal Guyot

Un militant pendant le discours de Ségolène Royal à la Fête de la Fraternité, le 19 septembre 2009 à Montpellier

"Je continue à faire tout ce que je peux pour faire avancer cet idéal et ce siècle citoyen qui s'avance. A nous d'agir et de donner envie d'agir autour de nous", a-t-elle poursuivi devant 3.000 participants -selon le maire PS de Montpellier, Hélène Mandroux- réunis en plein air dans le domaine de Grammont.

Par "dépassement", son proche Guillaume Garot entend que "le PS doit muer". Ségolène Royal "voit plus grand que le seul PS", tente de préciser une autre proche, Najat Belkacem,.

Citant Hugo, Jaurès, Roosevelt ou Einstein, Mme Royal a bien sûr parlé de la fraternité mais a fustigé "le sentiment de solitude et d'abandon que ressentent des millions de Français".

Elle a critiqué les "vrais privilégiés qui prospèrent", avec "la connivence, les réseaux de relation (qui) les protègent", le pouvoir qui "nous abandonne et nous laisse seuls dans l'adversité", évoquant "tout un peuple abandonné en quelque sorte par ses dirigeants".

"Voilà la vraie solitude à laquelle les télés devraient s'intéresser", a-t-elle dit, dans une allusion aux commentaires sur son propre isolement au sein du PS - commentaires qu'elle réfute.

A ce titre, Mme Royal a fustigé le "microcosme parisien, dérouté par (sa) liberté de ton, par (son) refus de (s') assujettir à leurs codes, à leurs compromissions". "Un microcosme" qui a commencé selon elle "la mise en accusation répétitive et obsessionnelle de la solitude".

Elle s'en est aussi prise à "quelques notables de la politique, en attente de jours meilleurs" en allusion à certains de ses lieutenants qui l'ont délaissée, tels Manuel Valls et Vincent Peillon.
Ségolène Royal accueillie à la gare de Montpellier par Georges Frêche, président de la région Languedoc-Roussillon, le 19 septembre 2009

AFP/Pascal Guyot

Ségolène Royal accueillie à la gare de Montpellier par Georges Frêche, président de la région Languedoc-Roussillon, le 19 septembre 2009

Elle s'en est surtout prise aux banques et aux bonus qu'il faut "encadrer strictement", interrogeant avec succès la foule: "Est-ce qu'un trader est plus utile à la société qu'un médecin, qu'un instituteur ou qu'un postier?". Elle a ironisé sur les "connivences" entre gouvernement et banques"

A la veille du G20, elle a "mis au défi" Nicolas Sarkozy "d'accorder ses actes à ses paroles": "On ne peut pas moraliser le capitalisme au G20 et protéger à l'Assemblée les niches fiscales et le bouclier fiscal. Ce n'est tout simplement pas possible!"

La présidente de Poitou-Charentes a appelé à faire de son association Désirs d'avenir "l'avant-garde d'une nouvelle forme d'action solidaire et d'échange de services", à "être des témoins engagés".

A son arrivée en gare de Montpellier, l'ex-candidate à la présidentielle avait été accueillie par le président de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, exclu du PS. Il lui a rendu un hommage appuyé: "Ségolène, la seule qui déplace les lignes au PS".

samedi 19 septembre 2009

Ségolène Royal : «Le PS doit repartir sur de nouvelles bases» (INTERVIEW EXCLUSIVE du figaro)

Propos recueillis par Nicolas Barotte, François-Xavier Bourmaud, Philippe Goulliaud et Paul-Henri du Limbert

http://www.lefigaro.fr/politique/2009/09/17/01002-20090917ARTFIG00579-royal-le-ps-doit-repartir-sur-de-nouvelles-bases-.php


INTERVIEW EXCLUSIVE - Pour l'ex-candidate à la présidentielle, «l'alternance» ne pourra se faire en 2012 «qu'avec un accord avec le centre».

Le FIGARO. - Vous organisez une Fête de la fraternité samedi. Le PS semble en avoir besoin…


Ségolène ROYAL. Au contraire. La fraternité doit guider nos pas. Aujourd'hui, il y a une épreuve à traverser dont le PS est victime. Il faut la gérer correctement pour que le parti en sorte renforcé. Il faut que la vérité soit faite et qu'on reparte sur de nouvelles bases. Je n'ai jamais pensé que la loi du silence permettait de régler les problèmes. Mais je ne veux pas être facteur de crise ou de divisions. J'ai dit ce que je pensais, ce livre (sur la fraude au PS, NDLR) m'a meurtrie, et je ne veux pas y revenir.

Comment voyez-vous la suite de cette affaire ?
C'est à la direction de prendre ses responsabilités. Je n'interfère pas. Depuis un an, j'ai été très loyale. Aujourd'hui, je m'occupe de ma région.

Martine Aubry a déclaré : «Ségolène sait que je n'ai pas triché»…
Je n'accepte pas cette pirouette, mais je ne veux pas polémiquer. J'ai fait une proposition pour que la vérité soit faite. De la vérité naît la lumière.

Les amis de Martine Aubry vous décrivent comme une femme de plus en plus seule…
On me dit «isolée». C'est le buzz qu'on entretient quand je prends la parole ou quand on n'a rien à me reprocher. On l'a dit avant la désignation à la présidentielle et avant le congrès ! Et vous avez vu les résultats. Un journal a même titré «Coucou, la revoilà». Il y a de la liberté d'expression autour de moi. Je ne caporalise pas les personnes et heureusement. Je ne suis pas dans une opération d'appareil, de courant ou d'armée à organiser. Cela n'a jamais été ma méthode et cela ne le deviendra jamais. J'accepte tout à fait que chacun suive sa route puis revienne dans les moments cruciaux.

Appelez-vous les militants à voter oui lors de la consultation sur la rénovation du PS ?
Oui, bien sûr. La plupart des propositions étaient contenues dans ce que, avec mon équipe, j'avais pu dire. Le PS peut reprendre le chemin de la rénovation.

Comment voyez-vous votre rôle au PS dans les prochains mois ?
D'abord, dans ma région. Il est important d'être appréciée par son travail et de porter une espérance malgré la crise. Il faut être créatif. Par exemple, le bilan environnemental de ma région est exceptionnel, nous avons anticipé la crise énergétique. Ensuite, il y a la prise de parole nationale sur les sujets où je veux éclairer l'opinion et forcer au débat démocratique. J'ai fait par exemple émerger le débat sur la taxe carbone. L'exercice de pédagogie s'est révélé indispensable. Il a fait basculer un certain nombre d'avis qui pensaient que c'était une taxe écologique. En fait, c'est un impôt nouveau qui va se retourner contre l'écologie.

Avant le G20, que pensez-vous des propositions franco-allemandes de réforme du capitalisme ?
Il y a eu beaucoup de discours pour l'instant. Maintenant, on attend les actes. S'il ne se passe rien au G20, ce sera le coup de trop pour les opinions publiques. Va-t-on interdire la spéculation financière des banques pour leur compte propre ? Celles qui spéculent doivent le faire à leurs risques et périls et ne pas recevoir l'appui des États, c'est la meilleure façon de lutter contre les bonus. À l'inverse, les banques qui financent l'économie réelle doivent pouvoir recevoir le soutien public. Si le couple franco-allemand est suffisamment fort, le rapport de force peut déboucher sur quelque chose de concret. C'est impératif.

Reconnaissez-vous un rôle moteur à Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ?
Oui, ils ont été à l'offensive, sans beaucoup de résultats concrets pour l'instant. Je ne dis pas que c'est facile. Mais il y a une volonté politique, au moins dans les discours.

Qu'attendez-vous du FMI de Dominique Strauss-Kahn ?
C'est une force de proposition et d'action mais il ne faut pas faire porter au FMI la responsabilité de la non-réforme des institutions financières. Ce sont des décisions politiques des chefs d'État et de gouvernement. J'apprécie ses propositions concernant les pays les plus pauvres.

Comment la gauche doit-elle réagir face à la stratégie de rassemblement de Nicolas Sarkozy ?
C'est une bonne stratégie du point de vue de Nicolas Sarkozy, et la gauche, en conséquence, doit s'organiser même si c'est toujours plus compliqué : il y a des identités, des autonomies… Mais, par exemple, l'alliance avec le MoDem n'est plus un tabou. Il y a encore des divergences, mais on voit bien que l'alternance ne peut se faire qu'avec l'accord avec le centre après avoir d'abord rassemblé toute la gauche et les écologistes.

Les primaires peuvent-elles rassembler la gauche ?
Elles créent une dynamique mais il faut aussi préparer des convergences programmatiques. Il y a plusieurs pistes. François Bayrou a évoqué un parlement des gauches et des républicains. Pourquoi pas ? Daniel Cohn-Bendit a proposé un système de double appartenance politique. On souffre du cloisonnement des organisations. Il faut au contraire faire sentir aux gens qu'à un moment il peut y avoir des convergences de bonnes volontés qui veulent agir ensemble pour que ça aille mieux et pour redonner de l'espoir.

Faut-il installer une organisation au-dessus des partis après les régionales ?
Ce serait bien. Au second tour des régionales, nous verrons quelles dynamiques se sont mises en place. Ensuite, il faut se rencontrer avec sérieux et respect sans que cela fasse forcément l'événement. Nicolas Sarkozy est déjà candidat. Donc il faut ne pas tergiverser trop longtemps.

À quelle date doivent se tenir les primaires ?
Plus un candidat est désigné tôt, plus il a le temps de se préparer.

Où en sont vos discussions d'alliance pour les régionales ?
Les Verts étaient avec moi en 2004. Les centristes peuvent se reconnaître dans notre action. Le ralliement de Philippe de Villiers à l'UMP devrait faciliter les choses : je ne pense pas que les centristes se reconnaissent dans ses idées !

vendredi 11 septembre 2009

Je n’ai jamais signé la taxe carbone



http://www.lepost.fr/article/2009/09/11/1691329_je-n-ai-jamais-signe-la-taxe-carbone.html


Encore une fois, contrairement à ce qu’a dit le Président de la République, je n’ai jamais signé la taxe carbone comme le prouve le contenu de la lettre qui accompagnait l’adhésion au Pacte (et qui figure sur le site de Désirs d’Avenir depuis 8 jours !).

Ce que j’ai écrit à Nicolas Hulot pendant la campagne présidentielle : « Une taxe carbone qui s’appliquerait à tous les combustibles fossiles, si j’en ai bien compris la logique, ne me semble pas la meilleure solution dans le contexte énergétique français marqué par une surproduction et une surconsommation d’électricité. Cette taxe risque de favoriser la consommation d’électricité et donne un avantage comparatif indu à la production électronucléaire. Surtout, son caractère indifférencié la rend socialement injuste et difficile à supporter pour les catégories les plus défavorisées de la population auxquelles les responsables politiques doivent garantir l’accès aux énergies et aux technologies propres. Plutôt que de mettre en exergue la taxe carbone, je propose, puisque c’est l’objectif qui compte, de mettre en place une politique énergétique ambitieuse fondée sur les économies d’énergie, l’efficacité énergétique et la promotion des solutions renouvelables diversifiées et décentralisées. J’intègrerai la transformation du secteur des transports dans cette politique énergétique. La fiscalité - dissuasive et incitative – sera un instrument de cette politique. »

Ce n’est pas honnête de prétendre le contraire.

Mauvaise nouvelle pour les Français : un nouvel impôt est donc décidé.

Il n’est ni efficace, ni juste et la taxe carbone est un impôt vicieux pour deux raisons :

- Premièrement on doit payer tout de suite et pour les ristournes promises on nous parle d’une commission…

- Deuxièmement on n’a pas le choix de rouler ou de se chauffer propre tant qu’il n’existe pas d’équipements qui le permettent (transports en commun, voiture électrique, chauffage à énergie renouvelable, etc… !)

Les compagnies pétrolières dont Total sont oubliées alors que la taxation de leurs bénéfices permettrait de financer une industrie écologique.

A titre d’exemple, une famille de deux enfants qui doit obligatoirement utiliser une voiture va payer 200 euros d’impôts supplémentaires par an.

Ségolène Royal

jeudi 10 septembre 2009

Bonus Vert de la Région Poitou-Charentes : Economie et écologie pour la croissance verte



La Région Poitou-Charentes s'est engagée dans l'excellence environnementale, notamment au travers du « Plan régional d'actions Initiatives Climat » et de l’ « Agenda régional pour la conversion écologique de l'économie et la croissance verte de l'emploi » pour la période 2009-2012. Cet engagement vise notamment à réduire l'émission des gaz à effets de serre.

Or les gros appareils électroménagers vétustes sont une source majeure d'émissions de gaz à effet de serre, ils sont très gourmands en énergie et leur utilisation pèse donc sur le pouvoir d'achat des ménages.

C'est pour tirer profit de ce potentiel d'économies et contribuer ainsi au respect de l'objectif de division par 4 des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050, que la Région Poitou-Charentes lance, en partenariat avec les distributeurs, une initiative en faveur des économies d'énergie -le Bonus Vert de la Région Poitou-Charentes- pour les appareils électroménagers de première nécessité (réfrigérateurs, congélateurs, lave-vaisselle et lave-linge), visant ainsi à renouveler le parc d'appareils des habitants de la région en leur faisant bénéficier des dernières avancées technologiques au service de l'excellence environnementale.

Ce Bonus Vert de la Région Poitou-Charentes, d'un montant de 40 à 60 €, facilitera aux ménages l'acquisition de matériel électroménager économe en énergie.

jeudi 9 juillet 2009

Discours de Ségolène Royal devant l’Internationale Socialiste



Réunion du Conseil de l’Internationale Socialiste – le 29 juin 2009 – Budva (Monténégro)

Discours de Ségolène Royal, Vice-présidente de l’Internationale Socialiste.


Monsieur le Président, cher George,

Monsieur le Premier Ministre,

Monsieur le Président du Parlement,

Monsieur le Secrétaire général,

Chers camarades de tous les continents,



En écoutant, à l’instant, l’ensemble des intervenants, et après le discours de George Papandréou, après ceux du Premier Ministre et du Président du Parlement, que je salue très chaleureusement, après celui de notre camarade d’Haïti, Victor, je me faisais la réflexion que, dans ce chaos mondial, les socialistes ont une responsabilité majeure. Et ils sont attendus par les opinions publiques. Ils sont attendus sur ce qu’ils ont à dire, et sur la façon dont nous pouvons remettre de l’ordre dans ce chaos.



Car il y a deux façons de concevoir cette crise. Soit en effet c’est une crise où chacun cherche à tirer son épingle du jeu, où chacun se replie sur les nationalismes, où c’est la guerre de tous contre tous ; soit au contraire nous revenons à la racine grecque du mot crise – « krisis » –qui peut aussi vouloir dire que nous vivons « un moment crucial ».



Et chaque fois que, dans l’Histoire, les socialistes et les générations qui nous ont précédés ont traversé un « moment crucial », ils retrouvèrent tout leur rôle, toute leur place. C’est là qu’ils doivent assumer toutes leurs missions, et qu’ils doivent se faire entendre du reste du monde. Car les crises d’aujourd’hui sont multiples. Elles sont considérables.

Il y a d’abord une crise environnementale. Victor l’a dit à l’instant : une crise environnementale sans précédent qui peut détruire notre planète et qui, déjà, aujourd’hui – on en parle trop peu – tue des dizaines de milliers de personnes à travers le monde. Je veux parler des migrations, des migrations massives de populations dans les pays les plus pauvres, qui fuient la sécheresse, qui fuient la pauvreté et qui meurent sur ces routes des migrations.

Il y a la crise financière et bancaire bien sûr, d’une ampleur inouïe. Nous n’en avons pas encore subi toutes les conséquences. Il faut avoir le courage de le dire : nous ne sortirons pas de la crise dans le système actuel.

Il y a la crise énergétique, sans doute la première de cette ampleur depuis le début de l’ère industrielle, parce qu’elle nous oblige à repenser nos modes de production et nos modes de consommation.

Il y a la crise alimentaire enfin, avec ces émeutes de la faim dans les pays les plus pauvres, très peu couvertes d’ailleurs par les médias du monde : comme si elles étaient devenues finalement une banalité.



Et non seulement il y a ces crises, mais il y a en plus, et toujours, les guerres, les maladies qui continuent en de nombreux endroits du monde de charrier chaque jour leur lot de misère. Je tiens à dire aussi que les socialistes doivent combattre la course aux armements qui n’en finit pas, et qui prélève une part gigantesque des ressources qui devraient être consacrées d’abord à la santé, à l’alimentation et à l’éducation, et qui la prélève surtout dans les pays les plus déshérités et les plus pauvres.



La simultanéité de ces crises n’est pas un accident de l’histoire. Pourquoi toutes ces crises adviennent-elles en même temps ? C’est parce qu’il y a une crise de civilisation, parce qu’il y a une crise d’humanité. La civilisation humaine est malade aujourd’hui. Une civilisation qui est incapable de faire prévaloir, sur les intérêts des puissants, les intérêts de notre maison commune, la Terre, est bien une civilisation malade. Une civilisation qui est incapable de faire prévaloir, sur les intérêts des transnationales bancaires et financières, les intérêts fondamentaux du genre humain et de chaque personne humaine, est bien une civilisation malade. Une civilisation qui laisse mourir, au milieu d’un océan de richesses, des centaines de milliers de femmes et d’hommes, est bien une civilisation malade. Et qui d’autre que les socialistes, qui se sont toujours battus et qui se battent encore aujourd’hui pour remettre la personne humaine au cœur de toutes les décisions, l’humain au cœur de tous nos objectifs, qui d’autre que les socialistes peuvent peser pour faire en sorte que nous puissions sortir de cette crise de civilisation ?

C’est dire l’importance du combat des socialistes qui veulent que la finance soit mise au service de l’économie, et non au service d’elle-même, et l’économie au service des travailleurs, et non au service d’elle-même.



Donc, dans cette logique-là, où on remet chaque chose à sa place, la finance au service de l’économie, et l’économie au service du genre humain, ce sont les socialistes qui ont les valeurs pour porter la mutation de la crise, de ce moment crucial.



Mais pour cela, il y a, je pense, 5 défis à relever, qui s’inscrivent dans le prolongement de ce qu’a dit George Papandréou tout à l’heure :

Le premier défi, c’est d’imposer des règles à l’économie et des règles pour réduire les inégalités. Souvent on distingue les deux. Je crois quant à moi qu’il ne faut pas distinguer la régulation de l’économie et la réduction des inégalités. Et aujourd’hui d’ailleurs,, et Joseph Stiglitz le redisait encore récemment, la réduction des inégalités est un des premiers leviers pour sortir de la crise économique : les inégalités au sein de chaque pays, les inégalités entre le Nord et le Sud, les inégalités entre les différents continents. La réduction des inégalités est un levier parce qu’elle conditionne la cohésion à l’intérieur de chaque pays. Et c’est cette cohésion qui fabrique de l’efficacité économique. Au niveau mondial, la réduction des inégalités conditionne l’émergence d’une cohésion au sein des organisations internationales, et c’est la cohésion au niveau des organisations internationales qui permettra de trouver les solutions qui vont dans le sens de l’intérêt général. Et c’est pourquoi je crois qu’il est très important d’articuler ensemble les règles pour réduire les inégalités et les règles pour réguler l’économie.

Le deuxième défi, c’est de créer des sécurités nouvelles. Voyez-vous, il y a eu les élections européennes il y a peu de temps. Des élections dans tous les pays d’Europe, où, à part en Grèce, grâce à notre ami George, vous avez vu que les socialistes et les sociaux-démocrates n’ont pas progressé - c’est un euphémisme. Et c’est un paradoxe. C’est-à-dire qu’à un moment où justement il y a tous ces désordres, où il y a un besoin de régulation, un besoin du renforcement de l’efficacité de l’Etat, un besoin de réduction des inégalités, un besoin de couverture sociale, un besoin d’éducation, des sécurités au quotidien, là où les socialistes auraient un boulevard, non seulement idéologique, mais en termes d’action publique, c’est la droite qui a progressé. Pourquoi est-ce que la droite a progressé ? C’est parce que, dans un contexte d’insécurité, dans un contexte de chaos, dans un contexte où les gens ne comprennent plus le sens des choses, il y a toujours, dans un premier temps, un repli sur les conservatismes, même si les politiques de la droite sont contraires à ce dont les pays ont besoin aujourd’hui, et à ce dont le monde a besoin aujourd’hui. Voilà le paradoxe incroyable. Et c’est pourquoi les socialistes doivent reprendre à leur compte la question de la sécurité, la question des nouvelles sécurités. La droite n’a pas le monopole de la sécurité, bien au contraire. C’est la droite qui, avec le libéralisme, a créé les chaos et les insécurités et les inégalités dont nous souffrons si cruellement aujourd’hui. Et ce sont donc les socialistes qui doivent bâtir les nouvelles sécurités. Et notamment des sécurités dans le domaine du travail, de la sécurité sociale professionnelle, de la sécurité d’accès à l’éducation, de la sécurité d’accès à la santé, de la sécurité d’accès à la formation professionnelle qui seront, là aussi, des leviers de l’efficacité économique.



Le troisième défi, c’est évidemment la révolution écologique. Un autre équilibre du monde en résultera. Ce ne sont pas seulement les économies d’énergie, ce ne sont pas seulement de nouvelles façons de se déplacer, ce ne sont pas seulement les énergies alternatives, mais c’est aussi un nouvel équilibre du monde, puisque les pays les plus pauvres ont souvent un très grand potentiel écologique. Prenez l’exemple de l’énergie solaire. Ce sont les pays les plus pauvres qui sont les plus ensoleillés. On comprend bien ici l’impact du manque d’équipements pour capter les énergies solaires. Et donc je crois là aussi qu’il y a des liens et des passerelles entre penser la révolution écologique et penser un monde multipolaire plus équilibré.

Le quatrième défi, c’est vraiment, on le sait, l’éducation, la formation et le soutien aux entrepreneurs qui innovent. Là non plus nous ne devons pas laisser à la droite le monopole de l’efficacité économique et de la force d’innover. Car c’est très lié à la matière grise, c’est très lié à l’éducation. Et le combat pour l’éducation a toujours été partout le combat des socialistes.



Le cinquième défi, c’est la révolution démocratique. La crise est d’autant plus profonde qu’il y a un déficit démocratique. Or il existe un déficit démocratique fort au niveau des organisations internationales. Lorsqu’à la Banque Mondiale ou au FMI, on ne vote pas selon le principe « un pays, une voix », ce qui est le critère démocratique majeur, mais qu’on a d’autant plus de voix que l’on est un pays riche, le système ne peut pas fonctionner, puisqu’à un moment il va falloir faire émerger d’autres rapports de force pour que le processus démocratique conduise à l’émergence d’un modèle alternatif. Si les politiques se font sans les peuples, elles se font contre les peuples



Et cela vaut pour bien d’autres questions : du désarmement aux révoltes des peuples que l’on observe à travers la planète, et en particulier, aujourd’hui, en Iran. Comme l’a dit notre Président, nous aurons à prendre une résolution sur cette question. Jean-Christophe Cambadélis, qui est le secrétaire international du Parti Socialiste français, a fait une proposition en ce sens.



Enfin, pour conclure, je voudrais vous dire qu’à l’échelle de nos nations aussi et à l’échelle de nos partis socialistes, la question démocratique se pose. Pour la démocratie de l’Etat, pour la démocratie territoriale, pour la démocratie parlementaire, pour la démocratie sociale au sein de l’entreprise. C’est dire à quel point nos chantiers sont nombreux. Et c’est dire à quel point les diverses luttes des socialistes convergent vers cette question démocratique, qui doit aboutir un jour à la démocratisation de la mondialisation. A chaque fois, et pour chaque échelle, nous devons faire en sorte que les citoyens soient associés à l’évaluation des politiques publiques. La démocratie participative est la clef de la révolution démocratique.

Cela suppose d’entendre, et de comprendre les différents langages dans lesquels elle s’énonce, l’universelle demande de justice, de dignité et de fraternité dont les socialistes sont les défenseurs inlassables.



Merci de m’avoir donné l’occasion de le dire.